Pourquoi et comment tester la qualité de l’air intérieur après des travaux d’isolation ?

Pourquoi et comment tester la qualité de l’air intérieur après des travaux d’isolation ?

24/11/2019


L’augmentation importante de la consommation d’énergie est un problème mondial.
L’isolation d’un bâtiment permet une meilleure régulation de la température intérieure et constitue un axe essentiel pour faire diminuer la consommation d’énergie liée au chauffage ou à la climatisation.

Cependant isoler une habitation ou un bureau peut dégrader la qualité de l’air intérieur et il est donc recommandé de tester la pollution de l’air intérieur après des travaux d’isolation.


Quels sont les symptômes d’un problème de QAI ?


Les premiers symptômes d’un problème de qualité de l’air intérieur sont les irritations des voies respiratoires : dessèchement et irritation des yeux, du nez et de la gorge.
En effet la plupart des substances chimiques émises dans un bâtiment (solvants, colle, peinture …) sont irritantes.

Les symptômes généralement associés aux bâtiments malsains (sick building sydrom) sont des maux de tête (céphalées), des sensations de fatigues et de vertige, des difficultés respiratoires (encombrement des sinus et des voies respiratoires, toux et éternuements), des allergies et une hypersensibilité aux produits chimiques.

Enfin, une qualité de l’air intérieur dégradée agit comme facteur aggravant de l’asthme et des problèmes pulmonaires (BPCO, emphysème …).

Il est donc essentiel d’être vigilant sur ces symptômes caractéristiques d’un problème de qualité de l’air intérieur.


Pourquoi l’isolation d’un bâtiment a un impact sur la qualité de l’air intérieur ?


Par définition l’isolation d’un bâtiment a pour objectif de limiter au maximum l’échange thermique avec extérieur.

Cela se traduit par une augmentation importante de l’étanchéité à l’air du bâtiment.


« Pour préserver sa santé, il est essentiel penser à l’aération en même temps que son projet d’isolation. »

Les matériaux de construction et de rénovation, le mobilier, les produits ménagers, le chauffage, les parfums, les cosmétiques et les activités humaines diffusent en permanence des substances toxiques dans l’air intérieur.

Le manque de renouvellement d’air d’un bâtiment bien isolé provoque l’accumulation de produits chimiques dans l’air à des niveaux pouvant présenter un risque pour la santé.

En conséquence, pour limiter la pollution de l’air intérieur et ses effets sur le bien-être des occupants, il est nécessaire d’aérer.

Partant du principe que l’air extérieur est moins pollué que l’air intérieur, l’apport d’air extérieur est nécessaire pour permettre le renouvellement de l’air intérieur.

De plus, l’augmentation du taux d’humidité lié à la présence humaines et ses activités dans le bâtiment (linge, cuisine, eau chaude) combinée au confinement favorise le développement des moisissures qui peuvent êtres allergisantes et toxiques.


Est-ce que l’aération d’un bâtiment est compatible avec sa performance énergétique ?


Nous respirons 80% de la matière absorbée par l’organisme et l’air intérieur des bâtiments est trop souvent dégradé.

Comme nous passons la moitié de notre temps dans notre logement et un tiers au travail ou dans les lieux d’accueil du public (écoles, collèges, université), la qualité de l’air que nous y respirons a un fort impact sur la santé des occupants.


« Une bonne isolation sans une aération suffisante détériore la qualité de l’air intérieur »

D’un point de vue thermique, l’apport d’air extérieur nuit à la performance énergétique d’un bâtiment.

A l’inverse, l’air intérieur qui est pollué doit être évacué et renouvelé avec de l’air extérieur moins pollué.

Les progrès récents dans la ventilation ont permis de développer des dispositifs permettant de réduire les pertes énergétiques comme les systèmes de ventilation double-flux.


Est-ce que les matériaux d’isolation peuvent contenir des substances toxiques ?


Les matériaux utilisés dans les travaux d’isolation doivent être compatibles avec la qualité de l’air intérieur.

Le choix doit donc se porter sur des matériaux peu émissifs en termes de polluants de l’air intérieur.

Dans certains pays comme la France, un étiquetage d’information est présent sur les matériaux de décoration et de rénovation qui permet au consommateur d’évaluer l’émission de substances toxiques dans l’environnement intérieur.

Lorsque cet étiquetage est disponible, il est important de choisir des matériaux peu émissifs afin de préserver la qualité de l’air intérieur.

Si il n’est pas disponible, renseignez-vous sur la composition et évitez les matériaux contenant des solvants en grande quantité.


L’amiante affecte la qualité de l’air intérieur ?


L’amiante est un matériau d’isolation performant et a été très utilisée dans le bâtiment mais aujourd’hui l’utilisation d’amiante pour l’isolation est interdite dans de nombreux pays.
L’amiante n’est donc plus utilisée comme matériau dans les travaux d’isolation cependant l’amiante peut avoir été utilisée les travaux antérieurs et sa présence dans le bâtiment peut présenter un risque pour la santé des occupants.
Des professionnels sont habilités pour rechercher et identifier les matériaux du bâtiment contenant de l’amiante.
Si vous avez un doute sur la présence d’amiante n’hésitez pas à contacter un professionnel du diagnostic de l’amiante.


Isolants et qualité de l’air intérieur


La laine de roche, de la laine de verre, de la cellulose ou du chanvre peuvent être de bons choix d’isolants si des particules fines et des produits chimiques ne sont pas émis.
Les matériaux comme les mousses synthétiques et le polystyrène peuvent contenir des substances toxiques gazeuses comme des composés organiques volatils (COV) et semi-volatils (COSV) notamment des substances ignifuges comme les retardateurs de flamme.

Les travaux d’isolation sont généralement accompagnés de travaux de décoration avec l’utilisation d’enduis, de peintures, de colles ou de papiers peints. Tous ces matériaux émettent également des COV en quantités importantes au moment de leur mise en place.


Quel test de qualité de l’air intérieur réaliser en priorité ?


En raison du confinement et du risque d’accumulation des polluants de l’air intérieur, il est fortement recommandé de réaliser un bilan de la qualité de l’air intérieur après des travaux d’isolation pour évaluer si la qualité de l’air intérieur est compatible avec la bonne santé des occupants, en particulier des femmes enceintes et des jeunes enfants.


« L’isolation crée un confinement favorable à l’accumulation des polluants organiques volatils et au développement des moisissures. »

Une analyse de COV est à réaliser en priorité car ce sont les premiers polluants de l’air intérieur à s’accumuler suite à des travaux d’isolation et de décoration.

Les travaux d’isolation peuvent aussi engendrer des problèmes d’humidité qui favorisent le développement de moisissures.
Les occupants doivent être vigilants et surveiller la présence de taches de moisissures ou d’odeur de moisi.
La mesure de l’humidité ambiante avec un capteur électronique est un bon indicateur d’un risque de développement de moisissure.


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