Pollution de l'air à Sydney : Pourquoi et comment tester la pollution de l'air intérieur par les résidus de feux de brousse

Pollution de l'air à Sydney : Pourquoi et comment tester la pollution de l'air intérieur par les résidus de feux de brousse

26/12/2019


Pendant la période de l’été australe, le Sud-Ouest de l’Australie et la région de Sydney sont touchés par des feux de bush de grande ampleur avec plus de 3 millions d’hectares brulés.

En raison de la chaleur extrême à cette période de l’année, les incendies du mois de décembre 2019 ont été particulièrement importants et spectaculaires. Les rues de Sydney, les quartiers résidentiels et les quartiers d’affaire sont touchés par les fumées provenant des incendies. La pollution de l’air n’est pas sans risque à court terme et à long terme pour la santé des habitants.


Quels sont les risques pour les personnes exposées aux fumées d’incendies ?

Ces incendies produisent une pollution de l’air ambiant sans précédent et la qualité de l’air est fortement dégradée par la présence de particules fines de suies à des niveaux particulièrement élevés. Selon l’OMS, cette pollution présente un risque élevé pour la santé des populations.

Lors de cet épisode de pollution atmosphérique de forte intensité, les services de santé et les hôpitaux des régions touchées par les fumées ont constaté une augmentation de leurs activités pour soigner les irritations des yeux et du système respiratoire.

Les particules fines PM10 de moins de 10 µm (1 000 µm = 1 mm) de diamètre pénètrent les voies respiratoires supérieures et celles de diamètre inférieur à 2,5 µm (PM2.5) iront profondément dans les poumons jusque dans les alvéoles pulmonaires.


« Les particules fines contenues dans les fumées provoquent des irritations sévères des voies respiratoires (nez, gorge, poumons) »

Leur présence dans les voies respiratoires provoque une irritation importante des muqueuses, une augmentation et une aggravation de l’asthme. L’OMS recommande d’utiliser les valeurs guide suivantes pour comme seuil à risques sanitaires pour l’exposition aux particules fines :

  • PM2.5 : 10 μg/m3 en moyenne annuelle et 25 μg/m3 en moyenne journalière
  • PM10 : 20 μg/m3 en moyenne annuelle et 50 μg/m3 en moyenne journalière

« Pendant les incendies, la pollution de l’air a atteint des niveaux sans précédent »

Dans le cas des incendies Australiens de décembre 2019, au plus fort de l’épisode de pollution, les valeurs officielles pour les ces paramètres ont atteint plusieurs centaines de µg/m3.


La pollution par les fumées d’incendie est-elle persistante ?

Les suies et les particules fines se déposent et s’accumulent dans l’intérieur des bâtiments. Elles sont chargées de produits de combustion cancérigènes pour l’Homme : les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP).


« Les HAP sont très stables dans l’environnement intérieur des bâtiments et leur présence persiste pendant plusieurs années »

Ces molécules chimiques sont très stables et persistante dans l’environnement, en particulier dans l’air intérieur. Comme nous passons une très grande partie de notre temps à l’intérieur des bâtiments, il est essentiel de se prémunir d’une exposition chronique à ces toxiques.


Comment mesurer la pollution de l’air intérieur par les incendies ?

Les HAP sont les principaux marqueurs des incendies. Ils sont faiblement volatils, c’est-à-dire qu’ils sont fixés sur les particules de poussière. Ainsi, une analyse de la poussière permet de connaître le niveau de pollution et d’évaluer les risques sanitaires. Dans le cas des incendies de bush en Australie, il est conseillé de réaliser cette analyse pour connaître son niveau d’exposition.


« L’exposition à la pollution des incendies présente un risque pour la santé »

Le kit YOOTEST Pollution Incendie a été spécialement conçu pour mesurer la pollution de l’air intérieur par les HAP. Le prélèvement de poussière est très facile à réaliser avec le filtre fourni et un aspirateur. L’échantillon de poussière est ensuite analysé en laboratoire par des experts de la pollution de l’air intérieur et les résultats sont présentés et interprétés dans un rapport complet.


« Une analyse de poussière en laboratoire permet de mesurer le niveau de pollution dans une maison, un appartement ou un bureau »

Les niveaux moyens de pollution constatés dans les logements sont de l’ordre de 0,1 à 10 µg/g (microgramme de HAP par gramme de poussière). En cas de pollution avérée de l’environnement intérieur par les HAP, il est urgent d’agir pour limiter son exposition quotidienne.


Comment prévenir son exposition à la pollution des incendies ?

Dès les premiers signes de pollution de l’air extérieur, il est fortement recommandé de porter un masque filtrant les particules fines pour se protéger des effets de l’exposition aiguë. Pour préserver l’environnement intérieur des bâtiments, il convient de limiter au maximum l’aération des bâtiments le temps de la situation redevienne normale.

En cas de pollution de l’air intérieur, il est essentiel d’agir dans les meilleurs délais pour améliorer la qualité de l’air intérieur. Pour limiter la pollution de l’environnement intérieur, il est important d’éliminer la source de pollution (nettoyage minutieux), d’aérer lorsque les niveaux de pollution de l’air extérieur sont redevenus acceptables et traiter l’air intérieur en utilisant un dispositif intégrant un filtre à particule HEPA pour éliminer la poussière.


« Une analyse de poussière permet de contrôler l’efficacité du nettoyage et des dispositifs de traitement de l’air intérieur »

Quels sont les régions concernées par la pollution des incendies de bush ?

Les fumées chargées de particules fines ont pollué un très vaste territoire et l’exposition à la pollution des incendies touche aujourd’hui plusieurs millions de personne en Australie. L’état d’urgence a été déclaré pour la région de Nouvelle Galles du Sud (New South Wales) en raison des températures extrêmes liées aux incendies de bush.

Selon les autorités, les principales zones touchées par les fumées des incendies de bush sont  le Queensland et la Nouvelles Galles du Sud (Sydney et les Blue Mountains) ainsi que la côte sud.

Le 20 décembre 2019, de graves incendies se sont déclarés en Australie-Méridionale, en particulier dans la région de Cudlee Creek, dans les collines d'Adélaïde.

Si vous y vivez ou y travaillez, une analyse préventive de la pollution des poussières domestiques et fortement recommandée.