Confinement, qualité de l’air intérieur et santé

Confinement, qualité de l’air intérieur et santé

31/03/2020


Avec l’épidémie de coronavirus de 2020 ce sont des millions d’individus dans le monde qui se retrouvent à passer non plus 80% de leur temps dans des bâtiments (entre le travail, l’école et le domicile), comme à l'habitude, mais plutôt 95% de leur temps au domicile et ce sans discontinuer pendant des semaines. 

Le concept d’infections provenant de microbes est familier et bien compris pour l’immense majorité de la population.  
En réaction les gens agissent en se lavant les mains régulièrement ou bien encore en désinfectant leurs plaies en cas de blessure même légère. 
 
De la même façon, l’intoxication par des substances présentes dans notre quotidien est également comprise, comme c’est le cas avec l’exposition chronique à la pollution de l’air intérieur, mais peu de personnes agissent pour s’en prémunir.


Une mauvaise qualité de l’air intérieur est-elle un facteur aggravant des effets sanitaires du COVID-19 ?


Il est établi que les maladies chroniques telles que l’asthme, la Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO), le cancer, les troubles cardiaques, le diabète, l’hypertension, sont des facteurs qui augmentent la mortalité du COVID-19.  
Par ailleurs, le COVID-19 peut révéler des pathologies chroniques qui peuvent être jusque-là ignorées de la personne

Il est aujourd’hui reconnu qu’une mauvaise qualité de l’air intérieur augmente les risques de maladies chroniques et par conséquent augmente également les risques de comorbidité liés au coronavirus. 

Améliorer la qualité de l’air intérieur au quotidien est donc un moyen efficace de réduire les risques. 


Quels sont les risques sanitaires à être confiné dans un air intérieur pollué ?


Les effets d’une mauvaise qualité de l’air intérieur sur la santé s'ils sont trop souvent sous-estimés sont pourtant bien identifiés. En voici quelques exemples : 
 

  • La pollution au plomb peut causer le saturnisme. 
  • Le formaldéhyde comme certains autres composés organiques volatile (COV) est cancérigène. 
  • Les pesticides que l’on rencontre dans les logements à la campagne mais aussi dans les villes peuvent être cancérigènes, neurotoxiques, perturbateurs endocriniens et/ou reprotoxiques. 
  • Les plastifiants peuvent entrainer des troubles neurologiques, des troubles de la fertilité et sont des perturbateurs endocriniens. 
  • Les acariens causent des allergies et des pathologies respiratoires comme les crises d’asthme. 
  • Les moisissures produisent des allergènes et des mycotoxines dangereuses pour la santé et peuvent créer des affections des voies respiratoires (aspergillose). 
  • Le benzène et les autres composés Organiques Volatils Aromatiques causent des cancers et en particulier des leucémies. 
  • Les résidus de combustion (Hydrocarbures Aromatiques Polycyclique, HAP) sont des cancérigènes et des perturbateurs endocriniens. 
  • Les retardateurs de flamme sont responsables de problèmes de fertilité et peuvent affecter le système nerveux (neurotoxiques). 

Comment évaluer la qualité de l’air intérieur ? 


Il faut réaliser des tests en laboratoire soit par analyse de la poussière soit par analyse de l’air pour mesurer les niveaux de pollution réels. 

Plusieurs choix sont possibles : 

  • Une analyse par type de pièce vous donnera accès à un large spectre de polluants. 
  • Une analyse ciblée de polluants spécifiques en fonction de symptômes ou de pathologies. 
  • Une analyse ciblée en fonction de l’environnement extérieur de votre logement : circulation automobile ou proximité d’une exploitation agricole utilisant des pesticides 

Si vous ne savez pas quelle analyse effectuer, YOOTEST propose une évaluation personnalisée de la QAI de votre logement pour orienter vos choix. 

Que l’on soit confiné ou non dans son logement, le problème de la qualité de l’air reste le même, le confinement ne fait que l’exacerber.