Alerte à la pollution plastique dans les logements et les bureaux

30/09/2020


 

Le plastique c’est fantastique… une phrase qui résonne sous un nouveau jour. Si ce produit miracle est aujourd’hui omniprésent dans notre quotidien, il pose dorénavant des questions de santé publique en raison des additifs qu’il contient.

Du fait de leurs propriétés mécaniques, comme la transparence, la flexibilité et la résistance aux chocs, les polymères plastiques sont utilisés dans un très grand nombre d’application : vêtements, bouteilles, objets technologiques, résines, sacs, stylos, revêtement de boites de conserve …

 


Quelles sont les quantités produites de matière plastique ?

Une estimation réalisée en 2017 indiquait que plus de 9,1 milliards de tonnes avait été produites dans le monde soit 1,21 tonne par habitant. La production de plastique est en augmentation chaque année et atteignait un record avec 359 millions de tonnes fabriquées en 2018 soit plus de 47 kg par humain vivant sur terre !

Une quantité astronomique qui fait du plastique la première source de pollution au niveau mondiale.


Pour quelles raisons les plastiques présentent-ils un risque pour l’Homme et l’Environnement ?

Les plastiques sont issus du pétrole dont l’extraction, le raffinage et la transformation constituent des activités industrielles très polluantes pour l’environnement.

Mais pour bien comprendre l’impact sanitaire de la pollution plastique, il est nécessaire de se pencher sur leur fabrication et l’utilisation d’additifs qui permettent de leur donner ces propriétés mécaniques tant recherchées par les industriels.

Les polymères sont des chaînes de molécules organiques identiques (propylène, éthylène, styrène…) liées chimiquement les unes aux autres. Cette structure est très stable et explique en partie la résistance et la faible biodégradabilité des matières plastiques.

Pour en améliorer les propriétés mécaniques, des additifs y sont ajoutés cependant ils ne forment pas de liaisons chimiques avec le polymère. Pour cette raison, la dégradation des plastiques libère en tout premier lieu ces additifs.


Quels sont les additifs les plus toxiques dans les plastiques ?

Les plastifiants comme les phtalates et les bisphénol comptent parmi les additifs les plus utilisés dans l’industrie et ils peuvent représenter jusqu’à 50% de la masse du plastique. Plusieurs de ces additifs sont aujourd’hui classés comme substances hautement préoccupantes pour la santé humaine par l’Union Européenne.


Quels sont les principaux effets de la pollution plastique sur la santé humaine ?

L’exposition aux plastifiants comme les phtalates et les bisphénols n’est pas sans risque pour l’Homme car ils ont des effets avérés sur sa santé, notamment l’asthme, la fertilité et le dérèglement du fonctionnement du système endocrinien responsable de la production et de la régulation des hormones dans l’organisme.

  • DEHP : Le Di-Ethyl-Hexyl-Phtalate est le plastifiant le plus utilisé. Il est classé comme substance reprotoxique (agis sur la fertilité) et perturbateur endocrinien par l’Unions Européenne. Il est considéré comme une substance très préoccupante (SVHC).
  • DBP et DiBP : Le Di-Butyl-Phtalate et le Di-iso-Butyl-Phtalate sont classés par l’Union Européenne comme reprotoxiques, perturbateurs endocriniens et suspectés d’être persistants et bioaccumulables. Ils sont tous les deux considérés comme des substances très préoccupantes (SVHC).
  • BBP : Le Butyl-Benzyl-Phtalate est classé comme substance reprotoxique et perturbateur endocrinien par l’Unions Européenne. Il est considéré comme une substance très préoccupante (SVHC).
  • BPA : Le bisphénol-A est classé comme substance reprotoxique et perturbateur endocrinien par l’Unions Européenne. Il est considéré comme une substance très préoccupante (SVHC).
  • BPS : Le bisphénol-S est l’un des principaux substituts au BPA. Il est suspecté d’être perturbateur endocrinien.

Rappelons que pour les substances qui présentent un effet perturbateur endocrinien, ce n’est pas la dose qui fait le poison et qu’ils agissent sur le fonctionnement hormonal de l’organisme dès les très faibles doses d’exposition.


Quelles sont les principales sources d’exposition aux plastifiants ?

Dans notre quotidien, l’eau et l’alimentation sont souvent considérés comme des sources importantes d’exposition aux plastifiants. En effet, les additifs migrent depuis les contenants en plastique vers les aliments qu’ils contiennent. Cette migration est d’autant plus importante si le plastique est chauffé.

L’air que nous respirons est également contaminé par des quantités importantes de ces plastifiants. Comme nous y passons plus de 80% de notre temps dans des bâtiments dont l’air est plus pollué que l’air extérieur, l’environnement intérieur constitue aussi une source très importante d’exposition à ces substances toxiques.

Les phtalates et les bisphénols sont des composés organiques semi-volatils qui sont présents dans les poussières. Les poussières les plus fines dont le diamètre est inférieur à 10 µm (micromètre, 1 mm = 1000 µm) pénètrent dans l’organisme et impactent son fonctionnement. Parmi les polluants organiques de l’environnement intérieur, les phtalates sont les plus présents et sont retrouvés à des concentrations extrêmement élevées de l’ordre de quelques mg/g de poussière (milligramme par gramme).


Quelles sont les personnes les plus impactées par l’exposition à la pollution plastique ?

La plupart des additifs plastiques présentent un caractère perturbateur endocrinien avéré. En conséquence, tout le monde est concerné par les effets d’une exposition aux plastifiants. Les femmes enceintes, les fœtus et les enfants en bas âge sont particulièrement sensibles aux effets des perturbateurs endocriniens et doivent dont limiter leur exposition au maximum.

Les plastifiants les plus courants comme le DEHP, le DBP, le DiBP et le BPA sont toxiques pour la reproduction.

Comme ils agissent sur la fertilité humaine, les hommes et les femmes en âge de procréer et désirant avoir des enfants doivent se préoccuper de leur exposition aux additifs plastiques car ils diminuent la fertilité (troubles de la spermatogenèse, difficulté de nidation des embryons …) et réduisent les chances de conception naturelle.

Par ailleurs, ces substances peuvent également avoir des effets sur le fœtus et induire des malformations congénitales, des retards de croissance et de développement.


Comment faire le bilan de la pollution plastique de son logement ou de son bureau ?

L’analyse en laboratoire d’un prélèvement de poussière est le seul moyen de détecter la présence et de mesurer le niveau de pollution par les plastifiants.

Avec le kit YOOTEST Plastifiant, cette analyse est aujourd’hui accessible à tous pour évaluer la pollution de l’environnement intérieur par les additifs des plastiques les plus courants et les plus nocifs pour la santé humaine.


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